MA CONTRIBUTIONcorrigé type Français Tles ABCD Collège Le Jardin Des ElusCORRIGE – TYPE FRANÇAIS Jardin Des Elus TLE 2008CONTRACTION DE TEXTE RESUME Thème : Pauvreté Propos : Stratégie de lutte pour l’éradication de la pauvreté Thèse de l’auteur L’instruction et l’accès aux télécommunications constituent des moyens efficaces pour éradiquer la pauvreté. Paragraphe I Aider les pauvres à sortir de leur précarité, c’est d’abord leur permettre de s’exprimer, de s’instruire et d’accéder aux moyens de communication. C’est ensuite s’imprégner des réalités dans les politiques de développement. Et enfin les y associer afin de gagner leur confiance. Paragraphe II Dans ce sens, le pourvoir de l’instruction est incontestable dans la mesure où elle favorise une prise de conscience par rapport à sa situation et donne une grande capacité à franchir les obstacles. Paragraphe III De même, à cause des multiples services qu’elles peuvent nous rendre, les télécommunications constituent un atout majeur pour répondre au mieux aux besoins des pauvres.
VOCABULAIRE Associer les bénéficiaires à la conception et l’exécution des projets : par cette expression, l’auteur montre la nécessité de faire participer les pauvres de façon à ce qu’ils interviennent sur tous les plans concernant leur propre développement. En d’autres termes, l’auteur demande la participation massive des pauvres depuis l’élaboration jusqu’à la réalisation des plans de développement qui vise à les faire sortir de leur situation précaire. Une plus grande aptitude à communiquer : Cette expression désigne une très grande facilité des pauvres à exprimer leurs préoccupations et leurs souhaits. En d’autres termes, cette expression du texte traduit la valeur de l’instruction ; celle-ci accordant une forte capacité d’échanger librement, sans aucun complexe. DISCUSSION « L’accès aux télécommunications en particulier au téléphone, au courrier électronique et a l’Internet permet également de mieux entendre la voix des pauvres. Pensez-vous que ces moyens soient réellement efficaces pour l’éradication de la pauvreté ». Compréhension du sujet Le sujet pose le problème de l’importance des télécommunications dans l’éradication de la pauvreté. Autrement dit, il est demandé au candidat de montrer en quoi l’accès aux moyens de communication est un moyen de lutte efficace dans l’éradication de la pauvreté. Les idées qui justifient la pensée de l’auteur Les télécommunications (notamment le téléphone) permettent aux pauvres de faire la promotion de leurs produits et de rester joignables à tout moment. * l’Internet permet aux pauvres de se faire aider financièrement par les associations caritatives de par le monde, pour la concrétisation de leurs projets de développement. * L’utilisation des TIC favorise l’ouverture du rural sur le monde, en quête d’échanges commerciaux. * L’Internet est l’un des moyens communication permettant de rapprocher les peuples en vue de faire du monde un village planétaire et de faciliter les échanges Réserves * les télécommunications affectent parfois dangereusement les échanges commerciaux en ce sens que les jeunes utilisent le net aujourd’hui pour s’enrichir illicitement. Par exemple la cycler criminalité. * le plus souvent la pauvreté rime avec l’analphabétisme des populations, ce qui constitue un handicap sérieux pour l’accès aux TIC * il faut savoir aussi pouvoir manipuler un clavier d’ordinateur. * l’instruction est donc la condition sine qua non pour l’accès à l’Internet. * la communication est chère et donc le téléphone, au lieu de le servir, peut l’appauvrir davantage, en ce sens qu’il va y engloutir le peu d’argent qu’il possède. * Le téléphone peut être une source de maladies à travers les vibrations des rayons X qui peuvent créer le cancer. Commentaire Composé Introduction Situation du texte (par rapport au contenu du roman ou par rapport au thème de la mendicité ou par rapport au courant littéraire ou encore par rapport à l’auteur). Idée générale du texte KEBA Dabo expose la nouvelle stratégie de lutte contre les mendiants de la ville. Centres d’intérêt possibles : Détermination de KEBA Dabo. Opposition de deux mondes, de deux classes : les nantis d’une part, les mendiants de l’autre. Un Combat à caractère déshumanisant. La stratégie mise en œuvre par KEBA Dabo. Développement Idées essentielles avec des indices textuels pour le Commentaire A – Un homme déterminé Usage d’un ton injonctif : Verbes à l’impératif : « Circulez sans arrêt », « Relevons systématiquement » « Montrons – leur … », etc. Emploi de la forme impersonnelle à plusieurs reprises. Ce qui a valeur d’obligation. Emploi de la préposition « sans » dans « sans arrêt ». tout ceci marque un ordre formel. Emploi de « plus » dans « plus de descentes hebdomadaires ». Cela souligne la force de la détermination.
Mise en œuvre d’un discours persuasif : « Tous les moyens sont mis à notre disposition », « Cette fois-ci, ce n’est pas pareil ». Economie de mots pour aller tout de suite à l’essentiel Emploi de phrases nominales : «Voilà, en rouge, les principaux points stratégiques », « Plus de descentes hebdomadaires » « Oui, quotidiennes » Conclusion partielle : Cette détermination apparaît comme la force motrice d’une intervention musclée qui permet à une classe écraser une autre. B- Contraste entre deux mondes : 1- Le monde des mendiants s’oppose à celui des autorités : · Par l’habitat :Les mendiants végètent dans les rues tandis que les nantis sont dans des buildings, haut perchés « huitième étage », Contraste entre le bas (« rues ») et le haut (« huitième étage ») · Conditions de vieLes autorités évoluent dans un luxe insolent : « tout confort », « carrelé de marbre », tableaux de grands maîtres », « tapisseries d’Orient », tandis que les mendiants connaissent le dénuement : « montrer ses infirmités pour en tirer profit ». 2- Le monde des autorités · Il détient les attributs du pouvoir : « tous les moyens sont à notre disposition : effectifs, voitures, carburant », « s’il faut sévir, nous sévirons »· C’est un monde hiérarchisé : le Ministre a donné « des instructions très fermes», « ce sont les Chefs de nouvelles brigades », « le Chef y tient »
Conclusion partielle Le monde des mendiants donne mauvaise conscience aux autorités qui décident d’assainir la ville de cet encombrement humain : « Il faut que ces gens-là dégagent la circulation ». C- Stratégie de guerre · Mise en route d’un dispositif impressionnant ! « effectifs, voitures», « brigades d’intervention ».· Une intervention musclée : « principaux points stratégiques », « raflez sans arrêts », «traquez partout », « sévir ».· Différenciation dans la sanction : Sensibilisation des nouveaux interpellés « S’ils en sont à leur première rafle ».Sanction à contenu objectif : établissement d’un fichier : « relevons systématiquement l’identité de tous ceux qui auront été raflés » Emploi abordant du champ lexical de la guerre « raflez », « traquez », « attaquez », sévir », « descentes hebdomadaires ».
Conclusion Bilan (en fonction de l’orientation donnée au développement) Intérêts du texte La mendicité est un problème social : + La mendicité est le reflet du contraste grinçant entre les classes aisées et celles marginalisées. Les uns vivent, les autres survivent. + Disproportion entre les moyens de lutte et la cible visée. Caractère déshumanisant de ce combat
2- Intérêt littéraire : Texte dense La situation des personnages permet une dramatisation du texte. ----------------------------------------------------------------------------------------------- BAREME (Toutes Séries) Commentaire Composé (20 points) A) FOND 12 points 1- Compréhension 3 points 2- Situation 2 points 3- Technique du CC 4 points 4- Illustrations 3 points Forme 1- Langue distyle 7 points 2- Présentation 1 point
DISSERTATION Sujet : A la question « pourquoi écrivez-vous ? Paul Morand répond : « j’écris comme tout le monde pour être riche et honoré. Consigne Après avoir expliqué dites si votre conception du rôle de l’écrivain vous permet de partager un tel point de vue ? Thème : rôle de l’écrivain on but de l’écriture Thèses : L’écrivain fait de sa plume un moyen de s’enrichir et de se procurer la gloire Problématique : Le sujet pose le problème du but visé par l’écrivain en publiant ses œuvres. Démarche : l’élève en se fondant sur sa conception du rôle de l’écrivain dans une société et en respectant le plan dialectique est appelé à apprécier ce jugement. I Explication du sujet : La conception que l’on a souvent du rôle de l’écrivain varie en fonction de la finalité que l’on assigne au métier d’écrivain. Pour Paul Morand cette conception est beaucoup plus matérialiste. Selon cet auteur, seules la richesse et la célébrité doivent être l’unique but de tout écrivain. L’auteur de cette citation réduit ainsi le métier d’écrivain à toute autre tâche pouvant procurer la gloire et l’opulence à son homme. * Mais que signifient la gloire et l’opulence ? La gloire désigne la célébrité, le respect, la dignité que l’on a dans la société. L’opulence quant à elle suggère l’idée de possession des biens matériels. Dire donc que l’on écrit comme tout le monde pour être riche et honoré c’est attester que la finalité de toute écriture, de toute publication d’ouvrage est liée à la recherche de la richesse et de la gloire et ceci pour plusieurs raisons. II - Thèse : Le monde de la production des livres s’est transformé aujourd’hui en une grande entreprise génératrice de revenus. L’écrivain dans ce contexte investit dans l’édition de ses œuvres depuis la conception jusqu’à la publication. Ayant donc transformé son métier en une activité lucrative dans laquelle il investit, il est donc la logique qu’il s’attende à une incidence financière après l’acquisition par le public. Dans un monde dominé par le matérialisme à outrance et dans un climat où se brassent les capitaux, l’écrivain d’aujourd’hui publie ses ouvrages pour être riche. Par ailleurs certains romanciers réduisent leurs œuvres en de simples objets d’évasion où ils jouent avec leurs personnages dans l’esprit de captiver le goût du lecteur. L’écrivain dès lors sert au public des œuvres qui répondent à son goût tels des articles vendus comme du petit pain. A titre illustratif, les romans policiers, les Arlequins, les romans érotiques qui n’ont aucune valeur didactique et qui sont massivement vendus. Cela montre réellement que l’intention de leurs auteurs est de s’enrichir au détriment du rôle d’éclaireur et d’éveilleur de conscience que joue l’écrivain dans la société. Enfin, les écrivains s’écrivent pour être lu et devenir par ce simple fait des êtres de renommée nationale et internationale. Et ceci se justifie d’ailleurs par les postes de responsabilités qu’ils occupent dans leurs nations. Jean PLIA a été Ministre et Recteur de l’Université au Bénin. Ferdinand OYONO a été Ambassadeur de son pays près la France, Léopold SEDAR SENGHOR a été Président de la République du Sénégal. Il serait alors un leurre de croire que l’écrivain écrit de façon désintéressée. Il cherche par-dessus tout à être glorifié et honoré à sa juste valeur. Cependant la richesse et la gloire doivent-ils être les seuls objectifs visés par l’écrivain dans la société ? Et d’ailleurs quel est le rôle de l’écrivain pour le rayonnement et le plein épanouissement de sa société ? En effet l’écrivain au-delà des diverses appréciations plates et chimériques qu’on peut en avoir aujourd’hui s’identifie aussi à des rôles bien plus nobles. Primo l’écrivain se présente comme le porte-parole d’un peuple et fait alors de ses œuvres des canaux d’expression d’une société dans sa misère ou dans son opulence, dans sa gaieté ou dans sa tristesse. Il devient alors le défenseur du peuple contre les maux capables de porter préjudice à son émancipation réelle. C’est d’ailleurs ce que confirme Aimé CESAIRE dans son Cahier d’un retour au pays natal : « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche ; ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. » Ainsi l’écriture ne doit pas être perçue comme seulement un moyen de s’enrichir et de se procurer la gloire, l’écriture est un moyen de défense et de protection du peuple. Secundo, l’écrivain est le dépositaire et le garant d’une culture saine pour la société. Et c’est dans ce sens que certains auteurs font de leurs œuvres, la satire de certaines pratiques culturelles malsaines. Ce rôle classique de l’écrivain apparaît déjà chez Molière qui s’était donné de « corriger les mœurs en riant ». Il est tout autant manifeste dans la production néo-sociale en Afrique après la période du désenchantement dans la littérature africaine. Ainsi c’est pour dénoncer le mariage forcé que Seydou BADIAN a publié Sous l’Orage. Et c’est aussi pour faire la satire de certaines pratiques obsolètes, abjectes et désuètes que Jean PLIYA, AKE LOBA et Olympe Bhêly QUENUM ont publié respectivement L’arbre Fétiche, les Fils de Kourétcha, le Chant du Lac. Et comme on peut s’en rendre compte, l’écrivain publie ses œuvres pour dénoncer les tares culturelles d’une société en vue de son amélioration et de son rayonnement. Tertio, l’écriture pour certains auteurs est un exutoire ; une expression de soi, une révélation et non forcément un moyen pour acquérir l’opulence et la gloire. La vie de certains grands Auteurs constitue un témoignage assez éloquent. Baudelaire a publié Les Fleurs du Mal, RIMBAUD a écrit Une Saison en Enfer. VERLAINE a publié Romance Sans Parole, Isidore BUCASSE a publié Les Chants de Maldoror. Ces ouvrages constituent des classiques et des œuvres immortelles dans l’histoire de la littérature mondiale. Et pourtant leurs auteurs ont eu à mener des vies de misère. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils forment la génération des poètes maudits. Quarto, la publication de certains ouvrages loin de procurer aux auteurs la gloire et l’approbation du peuple leur attirent des critiques sociales véhémentes et foudroyantes. Les Fleurs du Mal de BAUDELAIRE a été jugé et condamné, Madame BOVARY de Gustave FLAUBERT a été aussi censuré au XIXè siècle. Néanmoins ce sont des œuvres classiques, c’est pourquoi il faut en déduire qu’à s’accrocher à la richesse et à la gloire, l’écrivain peut produire des œuvres littéraires de qualité douteuse. Quinquo, où existe le désespoir, l’écrivain est appelé à prédire un monde au lendemain meilleur ; c’est ce que semble produire la victoire des cheminots du Dakar - Niger sur le patronat blanc dans les bouts de bois de Dieu de Sembene Ousmane. En somme, s’il est évident que l’écrivain dans l’exercice de sa fonction dans nos sociétés contemporaines vise sa richesse et sa propre gloire, il n’en demeure pas moins qu’il se prête aussi à autres fins, celle de dénoncer les tares de la société en vue de l’améliorer, il convient alors que l’écrivain s’adonne à ces deux fonction pour faire une véritable œuvre d’action. Introduction 1 L’entreprise littéraire est celle qui met à nu les péripéties de l’existence humaine. Ainsi, l’écrivain par son talent, son génie et sa facilité de percevoir la réalité mieux que les autres s’engage à faire prendre conscience à la société, des problèmes capables d’entraver son épanouissement réel. Dans ce sens l’on ne peut que difficilement comprendre Paul Morand lorsqu’au lieu de mettre sa plume résolument au service du social, il déclare contre toute attente : « j’écris comme tout le monde pour être riche et honoré ». Après avoir expliqué cette affirmation, notre analyse minutieuse du sujet montrera d’une part les raisons valables qui sous- tendent une felle assertion et d’autre part les différentes objections qu’on pourrait lui apporter. Introduction 2 Nombreux sont les objectifs que vise l’écrivain à travers la publication de ses œuvres, celui de corriger les tares sociales qui portent préjudice à l’homme, celui de s’attirer la célébrité et de l’opulence. C’est du moins à ce dernier aspect qu’a pensé Paul Morand lorsqu’à la question : « pourquoi écrivez-vous ? », il répond « j’écris comme tout le monde pour être riche et honoré ». Quelle signification recouvre une telle conception ? En quoi se justifie t-elle ? l’écrivain ne vise-t-il pas autres buts dans l’exercice de sa fonction ? Conclusion 1 En définitive, l’écrivain par le canal de ses œuvres peut s’attirer la richesse et la gloire. Toutefois elles ne doivent l’éblouir outre mesure au point de lui faire oublier la lourde mission sociale dont il est investi. L’art doit être une activité résolument ancrée au cœur du social. Et pour ce faire, ne serait-il pas heureux que tout écrivain d’aujourd’hui fasse de ses œuvres une défense de la paix et de l’humanité ? Conclusion 2 De tout ce qui précède, la littérature avec ses multiples œuvres publiées sans aucun intérêt pour la société et qui au contraire dépravent les mœurs sociales font perdre de vue le vrai rôle de l’écrivain perçu désormais comme un homme qui fait de ses œuvres un moyen de s’enrichir et de se procurer la gloire. Mais tous les écrivains ne visent pas cet objectif éphémère, d’autres font plutôt de leurs œuvres une véritable arme de défense pour protéger leur peuple. Et alors, ne serait-il pas bien de trouver les moyens pour éviter au public la lecture de ces œuvres de moralité douteuse.
Article ajouté le 2008-05-29 , consulté 13 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " TERMINALE "Retour aux articles |