MA CONTRIBUTIONFrançais Tles ABCD Collège Le Jardin Des Elus 2008COLLEGE "LE JARDIN DES ELUS" Année scolaire : 2007 -2008 05 BP 1109 COTONOU Classe : Tle ABCD Tél. : 21 33 42 61 / 97 12 84 81 Durée : 4 H 2ème EXAMEN BLANC DU 2ème TRIMESTRE EPREUVE DE FRANCAIS SUJET 1 : CONTRACTION DE TEXTE Texte : Ecouter les pauvres, ce n’est pas seulement aller les voir et leur demander ce qu’ils pensent, aussi utile cela puisse-t-il être, c’est surtout leur permettre de s’exprimer, en leur donnant accès à l’école et aux moyens de communication. C’est également chercher à apprendre, de façon systématique, par des enquêtes sur les ménages et d’autres instruments similaires et tenir compte de l’information obtenue dans l’élaboration des politiques. Enfin, c’est associer les bénéficiaires à la conception et l’exécution des projets ; en écoutant et en montrant qu’ils ont entendu, les bailleurs de fonds comme les pouvoirs publics gagneront plus facilement la confiance de ceux qu’ils cherchent à aider. Cette confiance est essentielle si l’on veut aider les pauvres à choisir, appliquer et adapter, les connaissances qui répondent le mieux à leur situation. Cette écoute des pauvres revêt quatre grands aspects. Il faudra leur permettre de s’exprimer, apprendre à les connaître en s’adressant directement à eux, emprunter les filières locales pour communiquer avec eux et savoir leur fournir l’information dont ils ont besoin. Il suffira ici de souligner que les bienfaits de l’éducation et des télécommunications ne se limitent pas à l’information ou aux connaissances reçues. Une fillette qui apprend à lire apprend aussi à écrire – ne serait-ce que pour, plus tard, remplir, une demande d’emploi – et cela lui permet de mieux se faire entendre. De même, un pauvre qui a accès au téléphone peut demander conseil à un médecin ou à un vétérinaire – voire se plaindre aux autorités de la mauvaise qualité des services de santé ou de la vénalité des responsables locaux des services d’irrigation. Pour écouter les pauvres, il faut donc leur donner les moyens de se faire entendre. Si les enfants de ménages pauvres ont beaucoup moins de chances de fréquenter l’école et d’y rester, c’est en particulier parce que leurs parents sont souvent analphabètes. Ces derniers, n’ayant pas été scolarisés, ne se rendent pas bien compte de la valeur de l’instruction et sont moins portés que d’autres à faire des sacrifices pour l’éducation de leurs enfants. C’est là un aspect du secteur de l’enseignement dans lequel le soutien de l’Etat peut être essentiel. Mais l’instruction est importante aussi en ce qu’elle permet aux pauvres de s’exprimer. En acquérant des connaissances, chacun prend mieux conscience de sa propre situation et est en mesure de la comparer à d’autres pour continuer à évoluer. L’instruction donne aussi les moyens de surmonter les obstacles et cette faculté va de pair avec une plus grande aptitude à communiquer ses craintes et ses attentes, à faire des propositions et à exprimer ses griefs. En chine, par exemple, où la dégradation de l’environnement provoque une anxiété croissante, la pollution atmosphérique donne lieu à des plaintes beaucoup plus fréquentes dans les provinces où le taux d’analphabétisation est plus élevé. L’accès aux télécommunications, en particulier au téléphone, au courrier électronique é à l’Internet, permet également de mieux faire entendre la voix des pauvres, qu’il s’agisse de commercialiser l’artisanat local ou de plaider pour l’adoption de mesures répondant à leurs besoins. Rapport sur le développement dans le monde 1998 – 1999 ; P.P. 132 – 133. CONSIGNE : 1- Résumé : Ce texte comporte 600 mots. Résumez-le au ¼ de son volume soit 150mots. Une marge de plus ou moins 10% est admise. II- Vocabulaire Donnez le sens des expressions soulignées dans le texte. III- Discussion « L’accès aux télécommunications en particulier au téléphone, au courrier électronique et à l’Internet, permet également de mieux faire entendre la voix des pauvres ». Pensez-vous que ces moyens soient réellement efficaces pour l’éradication de la pauvreté ?
SUJET II : COMMENTAIRE COMPOSELa mendicité est une plaie sociale dans les villes africaines Ici, les autorités décident d’y mettre fin. Voilà, en rouge, les principaux points stratégiques. Cette fois-ci, il faut tenir le coup, ne pas transiger, rafler sans arrêt. Plus de descentes hebdomadaires, mais quotidiennes. Oui, quotidiennes. Tous les moyens sont mis à notre disposition : effectifs, voitures, carburant. Il faut que ces gens-là dégagent la circulation. Kéba DABO s’adresse à quelque vingt hommes réunis dans son bureau, au huitième étage d’un building, tout confort, carrelé de marbre, et où on aurait du mal à voir une seule mouche voler. Les hommes tiennent chacun un bloc-notes et un stylo et suivent attentivement l’itinéraire de la règle qui sort sur une carte apposée à un des murs à côté de tableaux de grands maîtres et de tapisseries d’Orient. Ce sont les chefs des nouvelles brigades d’intervention qui viennent d’être mises sur pied. Circulez sans arrêt à travers la ville jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement nettoyée. Le chef y tient. Il a reçu des instructions fermes du Ministre. Oui Monsieur Dabo, mais vous savez ce que c’est … c’est vraiment très difficile… Cette fois-ci, ce n’est pas pareil ; il faut les traquer partout où ils sont. Ils croient nous avoir à l’usure ; s’il faut sévir, nous sévirons. C’est un problème grave, voyez-vous. On ne peut plus circuler librement, ils nous attaquent partout. Voilà comment nous allons procéder dorénavant : relevons systématiquement l’identité de tous ceux qui auront été raflés – évidemment, il faut établir un fichier. S’ils en sont à leur première rafle, essayons de les raisonner, montrons-leur ce que ça a de dégradant de s’exposer dans les rues et de montrer ses infirmités pour en trier profit. Faisons-leur savoir que la mendicité les déshonore… Aminata Sow Fall, La grève des battus Consigne : Vous ferez de ce texte un commentaire composé organisé à votre gré. Vous pourriez par exemple montrer comment KEBA DABO, l’un des responsables de la salubrité publique, est déterminé à éloigner définitivement les mendiants de la ville.
SUJET III DISSERTATIONA la question essentielle : « Pourquoi écrivez-vous ? » Paul Morard, écrivain français du XXè siècle, répond : « J’écris comme tout le monde, pour être riche et honoré » Consigne : Votre conception du rôle de l’écrivain et de la finalité assignée à la production des ouvrages de l’esprit vous permet-elle de partager ce point de vue ? Article ajouté le 2008-05-29 , consulté 9 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " TERMINALE "Retour aux articles |